L’œuvre

L’œuvre de Joseph Malègue est dominée par les deux monuments, de taille colossale, que sont ses deux romans.

Augustin où le Maître est là parut d’abord en deux volumes. Comme le constatait déjà Henri Bergson : « C’est un livre tout à fait remarquable dont le seul défaut pour les lecteurs pressés – pour des lecteurs français – est d’être trop long : ce qui explique qu’on n’en ait point parlé comme on aurait dû le faire et comme il le mérite ».

Que dire de Pierres noires. Les classes moyennes du salut. ! Malègue n’acheva que les deux premières parties de cette somme gigantesque qui furent publiées de manière posthume en 1958. Quelle taille aurait eu le roman si l’auteur avait pu le mener à bien ? Plus de 1800 pages, dit-on….

En dehors de ces deux géants, l’œuvre de Malègue paraît relativement restreinte. A vrai dire il ne commença à publier que sur le tard, à plus de quarante cinq ans, et s’absorba presque tout entier à la composition de ces deux romans. On lira néanmoins avec bonheur quelques essais à thèmes théologique ou esthétique (Pénombres, De l’Annonciation à la Nativité…) ou quelques nouvelles dont plusieurs sont heureusement rassemblées dans Sous la meule de Dieu et autres contes. Une bonne partie des œuvres de Malègue sont en fait des écrits, conférences ou brouillons recueillis après sa mort et publiés par les soins de son épouse Yvonne et de son ami et admirateur le plus fidèle Jacques Chevalier. Nous donnons ci-dessous la bibliographie de Malègue telle qu’on peut la trouver sur Internet.

Thèse

  • Une forme spéciale de chômage : le travail casuel dans les ports anglais, A. Rousseaux, Paris, 1913.

Romans

  • Augustin ou le Maître est là, roman, Editions du Cerf, Paris, 2014.
  • Pierres noires. Les classes moyennes du salut, roman, Spes, Paris, 1958.

Essais

  • De l’Annonciation à la Nativité, essai, Flammarion, Paris 1935
  • Le drame du romancier chrétien, conférence prononcée en 1935 (à l’université de Mimègue, à La Haye dans le cadre des Amitiés françaises internationales, à Ruremonde sur l’invitation de l’Alliance française, à l’université de Louvain), reproduite dans Jean Lebrec, L’Art de la nouvelle selon Joseph Malègue, H. Dessain et Tolra, Paris, 1969, pp. 113-119.
  • Petite suite liturgique, essai, Spes, Paris,1938.
  • Pénombres, glanes et approches théologiques, essai, Spes, Paris, 1939.
  • Saint Vincent-de-Paul, Librairie de l’Arc, Paris, 1939.
  • Le Sens d’ « Augustin », Spes, Paris, 1947 (reproduit en appendice posthume dans Augustin ou le Maître est là dans la 9e édition en un volume pp. CCMXXI-CCMXLVI)

Nouvelles et contes

  • L’orage, nouvelle publiée dans la revue L’Idée nationaliste et régionaliste, avril 1903, pp. 197-224 et reproduite également dans L’art de la nouvelle de Jean Lebrec, op. cit., pp. 85-89.
  • La pauvreté (manuscrit de 1912), publié dans Jean Lebrec L’art de la nouvelle selon Joseph Malègue, op. cit. pp. 93-95.
  • Rêverie autour de la peine de mort (manuscrit de 1934), publié dans Jean Lebrec, op. cit., pp. 99-103.
  • La mort d’Adam (manuscrit de 1923), reproduit dans Sous la meule de Dieu et autres contes, pp. 43-75, lisible en ligne
  • Notes d’urbanisme moral, publié dans La Vie intellectuelle, juillet 1934 et reproduit dans Jean Lebrec, op. cit., pp. 105-109.
  • Celle que la grotte n’a pas guérie, reproduite dans Pénombres, Spes, Paris, 1939, pp. 201-234.
  • La Révolution, (manuscrit de 1929), publié dans Sous la meule de Dieu et autres contes et dans Pierres noires, pp. 416-442.
  • Sous la meule de Dieu et autres contes, Editions du Châtelet, Lyon, 1965. En fait ce volume contient aussi Celle que la grotte n’a pas guérie (qui est également publiée dans Pénombres) et La mort d’Adam ; Sous la meule de Dieu est le dernier écrit de Malègue avant sa mort (il l’acheva en août 1940), et raconte l’histoire d’un avocat de Nantes meurtri par la mort de son fils, blessé grièvement dans les combats de juin 1940, et qui mourra comme un saint.

 

Article rédigé par le Père Guillaume de Menthière